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Les développeurs : un enjeu clé pour la blockchain, les cryptomonnaies et les ICOs

Il est à noter qu’actuellement la qualité des développeurs d’une équipe ICO est le seul critère d’évaluation valable de celle-ci (avec la qualité du white paper directement dépendante des compétences des développeurs). Cette influence s’étend bien au-delà des ICOs.

Whitepaper
Le whitepaper (document d’informations) est le dossier complet contenant le maximum d’informations que l’entreprise effectuant une ICO devrait présenter, en toute transparence et honnêteté, aux personnes susceptibles d’investir dans les jetons de cette ICO.

Portait robot du développeur

Expert, riche en cryptomonnaies, le développeur-star blockchain est déjà déconnecté du monde “classique” du travail et choisit ses projets en fonction d’un mélange d’affinités techniques et idéologiques. Certains noms sont déjà mythiques comme Vitalik Buterin (Ethereum), Da Hongfei (NEO), Gavin Andresen (Bitcoin). Le « dev » est aujourd’hui ainsi lié de facto à un protocole, une blockchain, une cryptomonnaie voire à une ICO sous-jacente. Bien sur ces liens peuvent changer ou évoluer avec le temps ou avec un « fork » mais ils restent un marqueur très fort.

Initial Coin Offering (ICO)
Les Initial Coin Offering (ICO) permettent à des entreprises d’effectuer des levées de fonds lors de la phase de démarrage d’un projet. Cette levée de fond se fait sur la blockchain grâce à l’émission d’actifs numériques, dénommées jetons (tokens en anglais) échangeables par des cryptomonnaies (dans la plupart des cas des bitcoins ou des ethers). La qualification juridique des ICO est en projet.

Quelques développeurs « stars » de l’écosystème :

Vitalik Buterin

Da Hongfei

Gavin Andresen

Source : Cryptoweekly.co

Vers une “guerre froide” des talents

Ces experts sont peu nombreux et leur nombre limité reste un facteur bloquant pour le développement des écosystèmes blockchains. Le nombre de postes ouverts de développeurs blockchain a explosé ainsi que les rémunérations.

En effet qui recrutera les meilleurs développeurs proposera les meilleures applications, répondra au mieux aux cas d’usages blockchain et aura une communauté d’utilisateurs et d’investisseurs plus importantes.

Blockchain
La Blockchain (chaine de blocs) est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente et estimée sécurisée, alliant des processus mathématiques (cryptographie, algorithmes, théorie des jeux…) à un consensus de résolution collectif de ces participants. Elle permet de constituer une base de données qui est « distribuée » en même temps sur tous les ordinateurs du réseau de cette blockchain et qui permet de retracer de façon immuable et transparente l’historique des opérations qui y sont faites. Elle est comparée à un registre ou à un grand livre comptable.

Sous couvert de débats idéologiques sur les différentes blockchains et cryptomonnaies, une “guerre froide” des talents a peut-être bel et bien commencé entre des protocoles ?

De l’intérêt croissant pour les développeurs blockchain :

Source : Howtotoken.com

Qu’en est-il des consortiums ?

Si un consortium venait à recruter les meilleurs développeurs de l’écosystème cela lui donnerait un avantage compétitif comparable à celui de domaines aussi clés que l’intelligence artificielle ou la cyberguerre. D’ailleurs le lien entre un consortium blockchain et un état n’est pas impensable.

Consortium
Les blockchains de consortium sont des blockchains qui regroupent plusieurs acteurs qui décident ensemble des règles de gouvernance et des accès. Il s’agit également de technologie de registres distribuées.

Ainsi la Chine qui avait banni les ICOs, peut voir d’un bon œil le dynamisme de la blockchain NEO (voir le post Hackernoon de Noam Levenson à ce sujet).

Il est difficile de mesurer exactement le nombre de développeurs d’une communauté et leur impact mais la répartition en valeur des cryptomonnaies paraît clairement corrélée.

La guerre des protocoles a commencé :

Prochaines étapes

Si vis pacem

Si l’Europe, la France et ses acteurs de l’innovation souhaitent se positionner sur la blockchain, nous devons devenir une terre d’asile pour ses développeurs du monde entier. Cela passe par une réglementation adaptée et un soutien technologique fort. Le risque d’inaction est de voir nos talents partir à l’étranger et d’augmenter ainsi notre état de dépendance numérique.

Mais restons positifs ! Nous ne manquons ni de talents, ni d’initiatives en France sur l’écosystème Blockchain :

  • Ledger est la plus grosse series B de l’univers blockchain/crypto dans le monde
  • Jonathan Chester de Bitwage est venu en France grâce au French Tech Ticket et décrit l’intérêt de notre pays pour la blockchain dans un article du magazine Forbes.
  • N’oublions pas que la France est le premier pays au monde à avoir légiféré sur la blockchain en matière financière :
    • une première fois en 2016, avec une ordonnance sur le financement participatif autorisant le transfert de minibons via ce support informatique,
    • une seconde fois en décembre dernier, avec l’ordonnance sur la transmission en postmarché de titres non cotés et de parts de fonds via des dispositifs électroniques décentralisés.
    • Le Conseil d’État a également, dans une décision publiée le 26 avril, revu le régime fiscal du bitcoin et, par extension, des autres cryptomonnaies.
    • C’est sans compter les évolutions positives attendues par l’écosystème dans la proche loi Pacte 2018
  • Le lancement de la récente consultation de l’AMF ainsi que la mission d’information à l’assemblée nationale vont également dans le bon sens

Key Account Manager au Hub de Bpifrance, Ivan de Lastours est spécialiste des sujets en lien avec la blockchain et l’intelligence artificielle.

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